Thứ hai, ngày 13 tháng mười năm 2008

Le tourisme de Hanoi s'oriente vers le millénaire 2010


Dans son processus de développement, Hanoi accorde une grande importance à l'essor du tourisme sans négliger la préservation de la culture, de la nature et de l'environnement. Après l'agrandissement de la capitale, le tourisme est un des secteurs qui bénéficient de bien des opportunités. Auparavant, il suffisait de quelques jours pour visiter les sites de Hanoi, mais, désormais, ce n'est plus possible. Il faut en effet plusieurs semaines pour découvrir les sites éminents de la capitale qui comprennent non seulement les vestiges historiques et culturels, mais aussi les sites d'écotourisme, de loisir…Des sites tels que Dâm Long, Thac Da, le lac Suôi Hai, le mont Ba Vi (ex-Hà Tây)… font partie aujourd'hui de la capitale. Ainsi, par rapport aux provinces et villes du Nord, la nouvelle Hanoi est riche de vestiges et de sites à visiter. Citons par exemple la pagode des Parfums, l'ancien village de Duong Lâm, la pagode Tây Phuong... Le tourisme de Hanoi s'intéresse désormais aux circuits culturels et historiques. Tout en cherchant à valoriser les riches potentiels de la capitale, les experts du secteur comptent sur les touristes étrangers, Européens en particulier. Avec plusieurs atouts que constituent ses montagnes, ses cours d'eau, l'ancienne province de Hà Tây, qui vient d'être fusionnée à la capitale, se prête bien à l'essor de l'écotourisme et de villégiature pour le week-end, étant un choix privilégié de courts voyages des Vietnamiens. À ce jour, 15 projets d'aménagement touristique y ont été mis en oeuvre et 43 autres, relatifs à l'investissement dans les infrastructures touristiques, ont été réalisés. De plus, 255 de ses 1.180 villages de métier offrent bien des opportunités de découverte des métiers artisanaux de la capitale. Des villages tels que ceux de soie Van Phuc, de broderie Quât Dông, de produits laqués Duyên Thai, de modelage de to he Xuân La (figurines en pâte de riz gluant)… séduisent les touristes étrangers à la recherche de valeurs culturelles et des talents de l'artisanat. Avec une superficie 3,6 fois supérieure à celle de l'ancienne Hanoi, la capitale d'aujourd'hui attire nombre d'investisseurs dans ses projets d'hôtellerie, de golf, de zones de loisir.Avec de telles opportunités, la question essentielle qui préoccupe les experts du tourisme, c'est la manière d'exploiter efficacement les potentiels de l'industrie sans fumée de Hanoi. Selon Cao Thi Ngoc Lan, directrice adjointe du Service municipal de la culture, du sport et du tourisme, il faut avant tout examiner et revoir la situation du tourisme pour élaborer une nouvelle planification de ce secteur. L'idée d'inviter des experts étrangers à prendre part à l'aménagement du tourisme de la capitale est envisagée pour saisir les tendances du développement de la région et du monde, en veillant plus particulièrement à ce que le tourisme aille de pair avec la préservation des valeurs culturelles, de la nature et de l'environnement. Vers les produits touristiques spécifiques Parmi les nombreuses tâches qu'a à effectuer une ville de tourisme, Hanoi penche sur l'exploitation de ses ressources naturelles et humaines disponibles pour créer des produits touristiques spécifiques et attrayants. Toujours selon Cao Thi Ngoc Lan, d'ici 2010, le Service municipal de la culture, du sport et du tourisme s'attachera à élaborer de tels produits pour célébrer le millénaire de la capitale en 2010. En plus, il mettra en place un circuit intitulé "La route des anciennes capitales du Vietnam", lequel commencera d'abord par l'ancienne cité impériale de Huê, puis Nam Kinh (Nghê An), l'ancienne citadelle des Hô (Thanh Hoa), Thang Long (Hanoi actuelle) et Hoa Lu (Ninh Binh). Ce service lance également un concours de création de souvenirs saluant la grande fête de 2010. À part la Fête des échanges culturels entre régions du pays, qui est actuellement en cours, les activités en l'honneur du millénaire de Thang Long-Hanoi comprendront, entre autres, une foire internationale du tourisme de Hanoi en 2010, un concours des guides versés sur le thème de Thang Long-Hanoi, un concours de présentation de la gastronomie hanoienne, l'ouverture de plusieurs circuits au sein de la capitale, etc.

Création de la Fédération internationale de vovinam


Soixante-dix ans après sa création, le vovinam, un art martial vietnamien, connaît cette année un jalon important qui marque son développement dans le monde. En effet, la Fédération internationale de vovinam a vu le jour fin septembre dernier à Hô Chi Minh-Ville et réunit déjà 24 nations de différents continents.
Le vovinam célèbre son 70e anniversaire (1938-2008) avec un grand événement : la fondation de la Fédération internationale de vovinam (FIV) à Hô Chi Minh-Ville. Le premier congrès de cette nouvelle fédération internationale a eu lieu les 25 et 26 septembre dernier dans la mégapole du Sud en présence des responsables du ministère de la Culture, du Sport et du Tourisme, du Comité olympique national et des représentants de 18 de ses 24 pays membres. Le vice-ministre permanent de la Culture, du Sport et du Tourisme et président du Comité olympique du Vietnam, Nguyên Danh Thai, a été élu président de la FIV. Quant au président de la Fédération de vovinam du Vietnam (VVF), Lê Quôc An, il en a été désigné vice-président de haut rang. Parmi les vice-présidents de la FIV, figurent 6 maîtres originaires de Russie, de France, d'Iran, de Roumanie et de Singapour. La FIV a son siège à Hô Chi Minh-Ville. "La création de la FIV permettra d'accélérer le développement de cet art martial dans le monde, a déclaré son président, Nguyên Danh Thai. Elle poussera également à la perfection des critères techniques, à la standardisation des grades comme des compétitions. Ce afin de préserver et de cultiver les valeurs traditionnelles de cet art martial". Le vovinam a été créé par le maître Nguyên Lôc, né en 1912 dans l’ancienne province de Hà Tây (Nord), qui, dès son plus tendre âge, a été captivé par l'étude des arts martiaux et de la philosophie vietnamienne. Il a parcouru le pays pour rassembler les techniques millénaires des arts martiaux. C'est en 1938, après avoir éprouvé ses connaissances et au terme d'une longue méditation que maître Nguyên Lôc codifie et structure ces techniques. Plus tard, il commença à réunir ses disciples et fonda le vovinam. Aujourd'hui, l'art de combat du grand maître Nguyên Lôc est pratiqué dans 40 pays des 5 continents avec plus de 30.000 pratiquants. Un art martial qui a connu une nette progression en l'espace de 4 ans puisqu'en 2004, il n'y avait que 20.000 pratiquants au sein de 20 pays. Les disciples fervents du grand maître fondateur La diffusion de cet art martial vietnamien dans le monde et la création de la FIV sont dues aux grandes con-tributions de 3 maîtres, le Vietnamien Nguyên Van Chiêu, le Français Patrick Levet et le Roumain Florin Mavovei. Le maître Nguyên Van Chiêu a apporté sa contribution à la "renaissance" du vovinam après 1975. Tous les élèves étrangers reçoivent, avant leur départ au Vietnam pour une formation supplémentaire, le même conseil d'aller chercher le maître Chiêu. Ainsi, l'école de ce dernier, située dans le 8e arrondissement de Hô Chi Minh-Ville, est toujours la destination des pratiquants étrangers qui s'y entraînent ou invitent le maître et ses collaborateurs à diriger des stages à l'étranger. La maison de ce maître de 58 ans, située à proximité de son école de vovinam, a servi de centre d'accueil pour nombre d'élèves venus de loin. Avec ceux qui n'ont pas assez de moyens pour se loger à Hô Chi Minh-Ville, le généreux maître a partagé volontiers sa maison et ses repas. Certains élèves, qui, venus au Vietnam une seule fois suivre l'enseignement du maître Chiêu, n'ont pu par la suite continuer leur passion en raison de maintes difficultés, se souviennent toujours, avec gratitude, des soins attentifs de leur maître. Lors d'un court séjour de ce dernier en Espagne en 2004, un de ses anciens élèves, en compagnie de sa femme et de son enfant, a parcouru plus de 1.000 km uniquement pour venir lui dire bonjour. Maître Nguyên Van Chiêu a commencé à donner des cours à l'étranger en 1997, suite à une invitation de disciples espagnols. Son séjour de 2 semaines en Europe lui a permis de mieux répandre cette discipline dans le monde, ouvrant ainsi la voie vers la source de cet art martial vietnamien aux pratiquants étrangers. À ce jour, le maître Nguyên Van Chiêu a fait une vingtaine de va-et-vient dans 10 pays étrangers pour diffuser le vovinam. Des élèves passionnés du vovinam Patrick Levet, 45 ans, est un des élèves étrangers qui impressionnent le plus le maître Chiêu. Ce pratiquant français est venu apprendre le vovinam au Vietnam pour la première fois en 1997. Jusqu'ici, il a fait près de 30 séjours au pays d'origine de cet art martial pour approfondir ses connaissances en la matière. La boxe a été son premier sport de combat qu'il a commencé dès l'âge de 10 ans. En 1978, Patrick Levet, captivé par le vovinam, a décidé d'abandonner la boxe pour s'y consacrer. Au cours de la dernière décennie, il est venu dans plus de 10 pays, notamment en Afrique, pour enseigner ce sport. Pour le moment, Patrick Levet ouvre un cours de vovinam gratuit à Singapour.Entre le maître Nguyên Van Chiêu, Patrick Levet et Florin Mavovei, existe un lien particulier. Florin Mavovei est d'abord l'élève de Patrick Levet alors que ce dernier donnait des cours de vovinam en Roumanie en 1998. L'apprenti roumain, de plus en plus passionné pour l'art martial vietnamien, a décidé enfin d'aller à sa source, concrètement auprès du maître Nguyên Van Chiêu. Afin de réaliser son rêve, Florin Mavovei, un ingénieur civil au chômage, avait accepté de travailler comme gardien à l'aéroport de Bucarest pour avoir de quoi acheter les billets d'avion à destination du Vietnam. "Les positions et les frappes du vovinam sont originales, remarque le pratiquant roumain. Aussi, je veux aller jusqu'au bout de la voie que constitue cet art martial. Je n'oublierai jamais mon séjour chez le maître Nguyên Van Chiêu. Je m'entraîne toute la journée, la nuit, je dors tranquillement, c'est un rythme régulier et le temps passe si vite... J'apprends le vovinam, mais je veux également transmettre mes connaissances de cet art de combat aux autres". Ces 10 dernières années, Florin Mavovei et ses amis ont ouvert de nombreux clubs de vovinam dans leur pays, qui comptent 300 pratiquants permanents.

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